24 heures chrono dans une salle d'urgence
Alors que le Rapport Castonguay sur les soins de santé au Québec fait encore couler de l'encre avant d'être remisé aux oubliettes, laissez-moi vous raconer mes dernières vingt-quatre heures dans une urgence de la province.
Imaginez-vous que mon fiston de sept mois moins quelques poussières a décidé de ne pas aller bien depuis quelques jours,,, La maman que je suis a laissé filer un tantinet, croyant que le vilain virus allait foutre le camp et espérant par-dessus tout ne pas avoir à me frotter aux urgences qu'on nous dépaint de plus en plus bondées. Sans être parano, je crois qu'il n'y a pas mieux qu'un hôpital pour attraper une saloperie!
Force me fut pourtant de constater que l'état de fiston ne s'améliorait pas... au contraire! La fièvre gagnait du terrain de jour en jour et son état général, bien que plutôt bon, ne le présentait plus comme le bambin jovial qu'il est habituellement...
Après consultation au CLSC de mon coin de pays, nous avons été référés au CHUS pour consultation en pédiatrie. Je suis arrivée à l'urgence en craignant grandement de devoir patienter pendant des heures sur une chaise avec un bébé maussade dans les bras, mais je me trompais... Nous étions attendus. Bien que nous ayons eu, fiston et moi, à attendre plusieurs heures avant d'être transférés en pédiatrie pour la nuit, on nous a vraiment bien traités.
Les artisans du CHUS auraient eu toutes les raisons du monde de ne pas prendre le temps de nous sourire...
La suite bientôt...
Écrit par Éditrice le
Vendredi 29 février 2008
Permalien
|
Ajouter un commentaire |
Une équipée passionnante vers les présidentielles américaines

Crédit photo: Associated Press
Décidément, chaque jour amène son lot de rebondissements dans les primaires visant à déterminer quel candidat représentera chacun des partis en vue des élections présidentielles américaines qui auront lieu à la fin de l'année...
Et encore plus, oserais-je, dans le camp Démocrate où d'une manière ou d'une autre, l'histoire sera marquée par le choix de nos voisins du Sud. Obama ou Clinton, les USA s'apprêtent à créer tout un précédent. Que choisiront-ils? De présenter à la Présidence un candidat noir ou une candidate? Un homme de projets ou une femme d'expériences?
L'Amérique est-elle prête à accorder ainsi sa confiance à un ou une candidat(e) qui ne serait pas un homme blanc comme elle en a l'habitude depuis son accession à l'Indépendance? Y aurait-il enfin une lueur d'espoir au bout de son tunnel?
Que nous réserve le «super mardi»? Ce fameux jour tant attendu qui nous fera connaître ENFIN près de la moitié des délégués qui auront la responsabilité de choisir officiellement le candidat que leur parti présentera pour l'élection de novembre. Je serai personnellement rivée devant mon petit écran à me délecter des résultats! Nous aurons alors une idée beaucoup plus précise de ce que nous réservera la campagne électorale à venir...
Et puis, dans le fond, avec ce que le Président actuel a fait comme bêtises au cours de ses deux mandats, les Américains ne peuvent pas vraiment se tromper!!!!
Écrit par Éditrice le
Samedi 2 février 2008
Permalien
|
Ajouter un commentaire |
Le Monde, Politique
Le calvaire de Lacroix

Crédit photo: Cyberpresse
Ça y est! La sentence de Vincent Lacroix a été rendue par la Cour du Québec hier dans l'affaire Norbourg. Au total, douze ans moins un jour de prison et 255 000$ d'amende. WOW! S'il s'agit pour plusieurs d'une sentence exemplaire qui rend justice aux milliers d'investisseurs floués, le simulacre de calvaire qu'entreprend Lacroix n'est, pour ma part, qu'une très mince consolation! Celui que les investisseurs endurent depuis la mise au jour de cette monumentale fraude est bien plus dramatique.
Et non, je ne suis pas de ces gens qui ont tout perdu à cause de lui. Je n'en connais même pas en fait. Mais ce genre d'individus sans scrupule qui profite de la confiance et de la crédulité des autres pour les berner m'horripile au plus haut point.
Douze ans moins un jour, ce n'est rien comparé aux années de retraite paisible que ce monstre a volées à de trop nombreux Québécois. Des rêves qu'il a pillés, des santés qu'il a anéanties, des familles qu'il a privées du pécule qu'elles avaient accumulé au fil des ans, petit à petit. C'est ignoble!
Et que dire du tord qu'il a fait à tous ces honnêtes travailleurs du secteur de la finance. En rendant Monsieur et Madame Tout-le-Monde suspicieux, ce sont tous les autres, ceux qui ne sont pas des requins et qui travaillent VRAIMENT dans l'intérêt de leurs clients, qu'il massacre.
La prison, c'est encore trop doux pour cet énergumène. Des travaux communautaires au service du plus pauvre des pauvres, à vivre dans la misère entourés de celles et ceux qu'il a ruinés aurait peut-être été plus bénéfique. Dans sa prison dorée, il ne réalisera peut-être jamais le mal qu'il a fait. Il n'y a qu'à voir le remord qui l'étouffait pendant tout le procès pour le comprendre. Il ne regrette rien... A probablement une retraite douillette bien planifiée quelque part et se fout toujours autant de ces crédules qui ont un jour osé lui faire confiance.
Tu devrais avoir honte, Vincent.
Écrit par Éditrice le
Mardi 29 janvier 2008
Permalien
|
Ajouter un commentaire |
Économie
Oui à la liberté de choix, si la responsabilité est de la partie
Lundi qui vient, nous commémorerons le 20e anniversaire du désormais célèbre "arrêt Morgentaler" dans lequel la Cour suprême du Canada soutenait que l’article 251 du Code criminel interdisant l’avortement sous peine d’emprisonnement portait atteinte au droit d’une femme à “la vie, la liberté et la sécurité de la personne” énoncé à l’article 7 de la Charte canadienne. L'avortement était alors décriminalisé.
Si, selon plusieurs, cette ouverture législative témoignait d'un progrès important pout toute les femmes canadiennes qui avaient été depuis toujours soumises aux règles édictées par les croyances religieuses bien ancrées chez nous, il n'en demeure pas moins que le Canada se range aujourd'hui parmi les pays qui ont les plus hauts taux annuels d’avortements. En 2004 seulement, les chiffres indiquent qu'environ 100 000 interruptions volontaires de grossesses ont été pratiquées au pays. C'est énorme.
Qu'on garantisse aux femmes le droit d'avoir recours à l'avortement est essentiel, mais que cette mesure extrême devienne une méthode banale de contraception, non! L'avortement n'est pas un moyen de contraception. Désolée! Il s'agit de l'interruption volontaire avant son terme du processus de gestation. Il y a donc une énorme différence entre le fait d'utiliser une méthode contraceptive empêchant toute conception et l'avortement qui neutralise un embryon ou un foetus.
Que les femmes soient informées de l'option de l'avortement, soit, mais il conviendrait également qu'elles soient davantage sensibilisées aux méthodes contraceptives traditionnelles. Qu'une femme ait recours à l'avortement pour une raison X la regarde et ne regarde personne d'autre, mais qu'une autre y ait accès à maintes reprises et sans raison aucune si ce n'est son manque de responsabilité, je ne suis pas d'accord!
Nous nous targuons d'être dans un pays civilisé où les gens sont bombardés d'information, alors comment se fait-il que certaines en viennent encore à la conclusion que l'IVG (Interruption volontaire de grossesse) soit leur unique alternative? N'y a-t-il pas de médecins quelque part pour leur parler des douze milles sortes de contraceptifs qui existent sur le marché?
Et qu'en est-il de ces couples qui ont recours à l'avortement parce que le foetus qu'ils attendent a peut-être une légère affection que la médecine moderne corrigerait en criant ciseau dès la naissance? Encore une fois, où sont ces praticiens dont la responsabilité est de donner l'heure juste à leurs patientes? Comment se fait-il que l'avortement soit devenu l'option numéro un et qu'il faille parfois insister longuement avant qu'une alternative ne soit proposée?
Oui, les femmes ont le choix de l'avortement au Canada et c'est tant mieux, mais il ne faut pas oublier qu'avoir le choix sous-entend d'abord que plusieurs alternatives doivent être considérées.
Je sais que mes propos en choqueront certaines. Je suis une femme moi aussi et je suis fermement convaincue de l'importance de continuer de défendre cette liberté de choix pour les femmes d'ici et d'ailleurs. Ce que je déplore cependant, c'est que ce droit fondamental à l'auto-détermination ait pris une telle saveur de banalité qu'on en oublie toutes ces petites lueurs de vie qui se sont éteintes dans le silence le plus total. On aura beau dire qu'elles n'ont pas de valeur légale, il n'en demeure pas moins qu'elles auraient pu briller de leurs mille feux dans d'autres circonstances...
Écrit par Éditrice le
Samedi 26 janvier 2008
Permalien
|
Ajouter un commentaire |
Société
Conseil d'ami...
Un jour, un vieux prof d'université, dont je tairai le nom pour lui éviter des taquineries inutiles, a lancé en pleine salle de cours qu'il était essentiel de s'occuper d'actualité avant que cette dernière ne s'occupe de nous. Peu alors, parmi mes consoeurs et confrères de classe ont véritablement saisi la portée de ses paroles, mais cette boutade toute simple a transformé ma vie. Depuis ce temps, l'actualité tant locale, que nationale qu'internationale occupe une place prédominante dans ma vie... Et vous?
